Des larmes, du sang, mais surtout une chance de sauver les humains !
Un jeune garçon se retrouve seul face à deux tombes. Comme ses parents décédés, les humains l'ont oublié... Il reste accroupi, la pluie coulant sur lui, n'ayant
rien pour se protéger et ne le souhaitant pas, jusqu'à ce qu'un homme - à la peau bleutée, aux cheveux et aux yeux d'un même bleu - s'approche de lui, le prenne
dans ses bras et le protège. Accompagné d'une femme aux oreilles tombantes de lapin et aux yeux de félin, ils sont des Maîtres d'Omani, terre jumelle de celle
des humains.
L'enfant se retrouve alors plongé dans un autre monde dirigé par une impératrice tandis que des catastrophes surgissent sur la Terre et cherchent à détruire les
êtres vivants...
Zilal refit lentement surface, sentant la main du garçon. Inquiet, il s'était arrêté et tenait toujours la jeune femme. Depuis quelques minutes déjà, il
l'appelait mais elle ne répondait pas et semblait complètement ailleurs. A présent, il la regardait dans les yeux et vit qu'elle était revenue parmi eux. Il
soupira et reprit la marche avant d'arriver devant l'appartement. Ils rentrèrent et s'assirent, Zilal sur le fauteuil et Enzino sur le canapé, Majérian restant
aux pieds de sa maîtresse et regardant avec attention l'humain.
- Tu as dis à Mally que tu connaissais le vieil homme prénommé Geraint, n'est-ce pas ?
- Oui.
- Tu veux bien m'expliquer comment vous vous êtes rencontrés ?
- Oui, bien sûr !
Enzino réfléchit un instant par où commencer son récit et comprit qu'il devrait aussi relater ce qu'était sa vie avant sa rencontre avec le vieil homme, il
devait raconter son histoire et celle de ses parents. En pensant à cela, Zilal lui fit un sourire et hocha la tête l'aidant à continuer.
- Tu sais, nous n'étions pas vraiment une famille riche, pour tout dire, nous devions chaque jour nous battre pour avoir un peu de nourriture et d'argent. Mes
parents en particulier se sacrifiaient toujours pour moi, mangeant le strict minimum et me donnant le reste. Ils faisaient toujours tout pour moi et ne me
demandaient qu'une seule chose : vivre. J'allais à l'école tous les jours comme les autres enfants de mon âge mais contrairement à eux, je ne rentrais pas
immédiatement à la maison, j'allais travailler dans un restaurant comme plonger. Ainsi je pouvais ramener un peu d'argent à mon tour et ça nous aidait à arrondir
les fins de mois.
Chapitre 8